Nous suivre – 12/01/2021

15/12/2020 << Newsletter 12/01/2020 >> 19/01/2020

Chers parrains, marraines et généreux donateurs, nous vous souhaitons une belle année 2021 ! Cette année sera l’occasion de soutenir de nouveaux projets qui nous tiennent à coeur. Nos quatre prochaines newsletters vous les feront découvrir un à un, n’hésitez pas à nous faire des retours.

Projet N°1: Boarding House à Chin State

Chin State est un des état les plus pauvres et isolé de Birmanie, située à la frontière avec l’Inde. Cette région est située en altitude, les routes ne sont pas encore bien consolidées et le ravitaillement ainsi que le transport y sont difficiles. Les villages les plus isolés sont à plusieurs heures de tout pôle d’activité et les éboulements fréquents tendent à augmenter leur enclave, d’autant plus aujourd’hui dans le contexte du coronavirus : 'TuiThang', la zone qui nous intéresse, est en quarantaine.

C’est dans ce contexte que Guillaume a choisi de concentrer son action.

Guillaume a sillonné le pays pendant des années et soutenu et développé de nombreux projets. Il s’est installé à TuiThang il y a 5 ans, pour y développer une BoardingHouse (l’équivalent d’un internat), où il accueille gratuitement des enfants de villages reculés et des orphelins, grâce à son association Nimalay. Nous avons rencontré Guillaume il y a quelques années et il n’a eu de cesse de nous impressionner par son engagement, la force et la créativité qu’il met dans cette BoardingHouse, qu’il gère à plein temps de manière bénévole.

Aujourd’hui, une trentaine d’enfants et d’orphelins reçoivent l’aide de Guillaume. Sa BoardingHouse fonctionne de la manière suivante :

- les enfants sont logés dans des dortoirs avec des lits superposés et des malles pour que chaque enfant puisse ranger ses affaires personnelles. Ils sont aussi nourris, avec des plats équilibrés préparés par une cuisinière.

- les enfants de toutes les religions sont acceptés et encouragés à communiquer/pratiquer de manière libre (des enfants bouddhistes emmènent leurs amis catholiques au monastère, et inversement). Ils sont libres de pratiquer, mais aucune formation religieuse additionnelle n’est dispensée par Guillaume.

- Dans ces endroits reculés, les enfants ne parlent parfois que le Chin, ce qui les handicaps clairement lorsqu’il s’agit de commencer à étudier en birman. Guillaume et les professeurs qui travaillent avec lui, dispensent aux enfants des cours de birmans et les aident dans leurs révisions et pour leurs devoirs.

- Les enfants sont pleinement accompagnés dans leur scolarité, mais pour pallier aux défauts du système scolaire birman (apprentissage par coeur, pas de développement d’esprit critique), Guillaume et les professeurs qui travaillent avec lui donnent des cours d’anglais et d’informatique en mode occidental, par la pratique et le jeu. Les enfants y parlent mieux anglais que dans tous les autres orphelinats/boardinghouse que nous avons visités en Birmanie. Ils savent aussi faire preuve d'autonomie à travers des recherches sur internet, la rédaction de documents, l'envoi de messages, et s’amusent ce faisant. Ils sortiront avec des diplômes et un savoir-faire qui leur permettra de trouver du travail n’importe où en Birmanie.

- Le projet de Guillaume va en grandissant, puisqu’il ouvre une classe par année (pour permettre aux premiers enfants et orphelins arrivés de passer à la classe supérieure). Le projet est officialisé auprès de l’état birman, qui lui envoie donc des orphelins et des enfants défavorisés ; le reste du temps, c’est Guillaume qui réalise parfois jusqu'à 10h de trajet sur des petits chemins de terre pour rejoindre les villages les plus isolés et proposer son aide.

- Guillaume et les enfants développent aussi leur autosuffisance, comme nous le faisions avec le projet de Mary : un grand poulailler avec une cinquantaine de poules + un petit élevage de cochon + une serre et des terrasses de culture (ceux qui nous suivent depuis quelques années se rappellent surement des frères Molcard, qui étaient passés par notre orphelinat pour y développer l'autosuffisance alimentaire; nous les avions dirigés vers Guillaume qu’ils avaient aussi aidé) + une cave à champignon + de futurs projets de ruches et d’élevage de poisson.

En fait, le projet de Guillaume ressemble énormément à celui que nous avions avec Mary, à cela près qu’il gère l’orphelinat et partage la même vision que la nôtre, tandis que celle de Mary s’en est peu à peu écartée, rendant le développement des activités sur place (informatique, anglais, etc.) toujours plus compliquée. L’autre point commun de ce projet avec celui de Mary, c’est son manque de financement. Car si Guillaume se démène de la sorte pour développer son autosuffisance, c’est aussi parce qu’il manque de moyen. C'est d'autant plus le cas depuis cette année, où il a perdu ses deux soutiens majeurs (deux grandes entreprises qui constituaient plus de 40% de ses dons).

Nous avons décidé de soutenir Guillaume dans son action. Nous l’aiderons plus particulièrement pour tous les projets liés à l’autosuffisance alimentaire (ruches, bassins à poisson, et autres) et énergétique, mais nous le soutiendrons aussi dans d’autres démarches. Par exemple, la zone de TuiThang est maintenant sous quarantaine à cause de cas de covid et Guillaume a organisé une collecte pour permettre aux villageois de continuer à se nourrir dans ce contexte de crise sanitaire. Nous vous tiendrons désormais au courant des avancées de ce projet, parmi d’autres que nous vous proposerons de découvrir dans nos prochaines newsletters !

 

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